Claire Denis a disparu au Nicaragua

La réalisatrice Claire Denis, dont nous avons pu voir les films principalement lors de festivals dans notre pays, occupe une place exceptionnelle jusque dans le cinéma de son pays (la France). Les films réalisés par Denis n’apportent jamais un grand succès commercial, mais le réalisateur a continué à produire des productions originales pendant plus de 30 ans, ce qui a ensuite suscité de sérieuses controverses et débats. Bien sûr, les grands festivals de cinéma du monde ne se sont pas désintéressés de la tournée « personnelle » et privée de cinéma de Denis. Le réalisateur a reçu des invitations dans de nombreux festivals, notamment le Festival de Cannes, et ses films ont été inclus dans la sélection du festival.

En effet, quelques mois après avoir remporté l’Ours d’or du meilleur réalisateur au Festival de Berlin pour son film Amour et Acharnements, qui raconte l’histoire d’un drame parisien, son réalisateur figurait en sélection officielle de Cannes, bien plus cette fois, avec un thème différent, dans un lieu inattendu comme le Nicaragua en 2021, également avec une production tournée en anglais. Le fait que Denis, plusieurs fois invité à Cannes, ait été inclus pour la deuxième fois dans la sélection officielle du festival, exactement 36 ans après son premier long métrage “Chocolat” en 1986, a accru nos attentes à l’égard du film. . Mais hélas, bien qu’il ait remporté le Grand Prix du Jury à Cannes, Stars at Noon est un film que l’on a ressenti comme raté, “raté” et déséquilibré à cause de “traîner”. Directeur.

Pour en venir au fait, l’impact de la révolution sandiniste de 2021 au Nicaragua n’est toujours pas terminé, et malgré les élections à venir dans le pays, il règne une lourde atmosphère martiale. La journaliste américaine Trish, qui a longtemps critiqué le régime du pays, s’est retrouvée coincée au Nicaragua sans argent et avec son passeport “confisqué”. Même s’il essaie d’user de son charme pour quitter le pays et interpose ses relations comme un vice-président ou un officier, la situation ne change pas. Un jour, elle rencontre un mystérieux Anglais dans un bar d’hôtel de luxe et ils entament une relation qui se transforme rapidement en amour. Cependant, la situation turbulente dans le pays et le complot diplomatique dans lequel ils sont entraînés mettent leur vie en danger.

UN SCÉNARIO DE COMBAT

“Stars at Noon” emprunte un chemin qui montre les faiblesses comme les forces du réalisateur : Comme à son habitude, Claire Denis accorde plus de valeur au langage narratif (cinématographique) qu’à l’histoire de son film. Cette attitude d’accentuation des préoccupations esthétiques aurait été acceptable si la période dans laquelle le film se déroule et se déroule n’avait pas été une préoccupation sérieuse, mais ici la situation est presque inverse, même s’il avait créé son scénario comme une adaptation du roman. dont les journalistes Denis Johnson, témoin de la révolution sandiniste au Nicaragua La situation politique mouvementée et les conflits géopolitiques du pays ne semblent pas intéresser le réalisateur ! Sa décision de ne pas faire passer son film à une page politique peut être respectée, mais encore une fois il est incompréhensible qu’un personnage journalistique soit à ce point déconnecté de l’action principale dans un pays qui bouillonne presque politiquement !

En tant que tel, tous les sacrifices consentis par le personnage de Trish semblent provenir de besoins égoïstes et égoïstes plutôt que de sa passion pour le métier de journaliste. Accompagnés d’un scénario brumeux, dans un environnement faible et immuable, des soldats armés se précipitant partout tentent de nous faire sentir la menace qui pèse sur le héros principal. Avec de vains efforts…

Pire encore, les personnages secondaires, dont les origines ne sont pas claires pour dynamiser l’histoire principale, ne font que compliquer un scénario déjà flou et donner du poids à une histoire qu’on a eu du mal à suivre dès le départ.

BUT NON AUTORISÉ DU DIRECTEUR

Alors soulignons-le : il y a plus de personnages que d’histoire qui intéressent le réalisateur. Selon Claire Denis, elle voulait “raconter une histoire d’amour qui, compte tenu de l’environnement dangereux dans lequel se trouvaient les personnages, ne pouvait se faire qu’ici”. Il serait donc injuste de s’attendre à un film politique comme « Carla’s Song » (1998) de Ken Loach, qui raconte à nouveau le Nicaragua. Mais si l’objectif est bon sur le papier, en pratique le résultat est décevant ! Les conversations entre les protagonistes sont souvent si fades et peu créatives qu’elles vont « en descente » pour ainsi dire avec les personnages auxquels les acteurs veulent donner de la personnalité. Les idées clichées de Daniel et Trish ne rendent pas leurs actions crédibles et ne leur permettent pas de changer le moins du monde au cours de ce long voyage. Nos héros principaux affrontent chaque obstacle sur leur chemin avec révérence et calme (même s’ils risquent d’être tués à tout moment !), tout en ne manquant pas de faire l’amour souvent ! Ces séquences d’amour, dont la nécessité est assez controversée, sont aussi complètement dépourvues d’émotion à notre avis.

Margaret Qualley, fille de la célèbre actrice Andie MacDowell dans le rôle de Trish, est victime du scénario malgré tous ses efforts. Ce n’est pas très différent pour Joe Aleyn, qui a repris le rôle de Daniel après avoir été dépassé par Robert Pattinson et Taron Egerton. Il faut aussi admettre que la “chimie” entre eux n’est pas très bonne. Cependant, le maître acteur John C. Reilly, qui a joué très brièvement dans le film (sur l’écran Skype, d’ailleurs), donne une leçon sur la façon de dessiner un personnage holistique même dans un tel scénario. Bien sûr, il y a une grande différence d’expérience entre eux, mais peu importe.

Du coup, après avoir visionné le film, on se retrouve dans une “vague” de noirceur où l’on ne comprend pas très bien quel est le désir initial du réalisateur. Si nous le regardons avec de bonnes intentions, nous pouvons peut-être avoir le sentiment que nous assistons à l’amour passionné de deux personnages instables dans un cadre exotique et extraordinaire. Mais comment le film “Stars in the Noon Sun” montre-t-il des personnages sans âme avec un rythme étrange, coulant avec un rythme étrange, avec les processus politiques douloureux d’un pays comme le Nicaragua et le gouvernement américain “scrutant” et causant plus de problèmes à tout le monde Pays concerné ? On a effectivement du mal à comprendre ce que Denis a fait. Ce qui est encore plus étrange, c’est que le film a été inclus dans la sélection officielle de Cannes et a remporté un prix…

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